Autisme virtuel et Surexposition

 

Des reproches nous sont faits de plus en plus souvent sur la question de l’autisme. Mais cette colère est due à une incompréhension de nos messages.  Les choses doivent être claires : nous soignons tous des enfants autistes « vrais »  et nous ne disons jamais que les écrans sont à l’origine de l’autisme.

Notre collectif dénonce les ravages d’une exposition précoce et intense aux écrans des enfants.

Les parents à l’heure actuelle ne sont pas informés des effets graves de cette sur exposition.

Certains enfants, les plus touchés, présentent les symptômes suivants : une fuite du regard, des retards massifs de langage, des troubles du comportement, parfois des stéréotypies, joints à un attachement et un intérêt exclusif pour les écrans.

Ces enfants sont de plus en plus nombreux.

Dans certains cas, on peut confondre ces enfants avec des enfants autistes car leurs symptômes se ressemblent.

La grande particularité de ces faux autismes c’est que leurs symptômes s’améliorent rapidement après l’arrêt des écrans, ce qui n’est pas le cas avec des autistes typiques.

Nous dénonçons ces faux autismes secondaires aux écrans ou autismes virtuels pour plusieurs raisons :

–        Pour que les professionnels de santé apprennent à reconnaitre ces faux autismes pour ne pas faire à tort un diagnostic d’autisme. En supprimant les écrans et en incitant le parent à stimuler l’enfant de façon naturelle, ces autistes secondaires s’améliorent  vite ce qui n’est pas le cas avec de « vrais » autistes.(mais encore faut il y penser).

–        Pour que justement on ne confonde pas autisme vrai et  faux autisme secondaire aux écrans. Cette confusion est particulièrement grave car aujourd’hui les structures institutionnelles n’ont pas la place, le temps et les moyens de s’occuper correctement des vrais autistes. En effets, les autistes secondaires aux écrans (autistes virtuels) sont de plus en plus nombreux et sont pris parfois en charge par des circuits qui devraient être réservés aux vrais autistes.

Nous ne donnons aucune leçon aux parents d’autistes primaires. Nous essayons d’alerter pour prévenir, diagnostiquer, et soigner les enfants faussement diagnostiqués autistes alors qu’ils ne le sont pas.

Cette distinction est essentielle dans notre démarche car nous savons que les enfants autistes vrais et leurs parents n’ont pas besoin de recommandations culpabilisantes supplémentaires.

Vous trouverez en cliquant ci joint l’article de soutien du professeur Marcelli